Histoire et Patrimoine

 

Le Château des Templiers
L’Eglise
Notre-dame des Oeufs
Les eaux thermales

 

Village du canton de Valensole, situé sur la route d’Aix-en-Provence à Digne-les-Bains, et à deux minutes de la rive droite du Verdon, dans une accueillante vallée. Les Romains ne manquèrent pas de fréquenter l’endroit, non pour la fertilité du territoire et la douceur du climat, mais pour les eaux thermales minéralisées qu’eux-mêmes découvrirent. Ainsi, ils en firent la recherche en creusant un puits profond. La source très abondante jaillit alors du fond en bouillonnant et en s’élevant d’une manière verticale. Et même la sécheresse ne put faire diminuer son volume d’eau…
Nombre de Romains opulents recouvrèrent la santé en prenant les eaux de Gréoux. Toutefois, leur réputation tomba en désuétude concomitamment avec la gloire des Romains.
L’invasion des barbares du Nord et celle des Sarrasins firent entièrement oublier les vertus des eaux de cette fontaine qui ne retrouva sa célébrité qu’au cours du XIIème siècle.
Possession des Templiers, les derniers seigneurs de Gréoux eurent le talent d’attirer nombre de chevaliers français qui, lors des croisades, avaient pris l’habitude de s’y baigner. Les guerres intestines qui pendant plusieurs siècles endeuillèrent la Provence, ravagèrent cet établissement précieux pour la santé.
Après une longue période d’oubli, les Thermes furent relancés à la fin du XVIIème siècle, et Pauline Borghèse, sœur de Napoléon, y séjourna à plusieurs reprises.
 

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Le Château des Templiers

 

Tout laisse à supposer qu’au XIIème siècle furent posées les premières pierres qui constitueront plus tard le château dit « des Templiers»
Au XIVème siècle, propriété du Comte de Provence, Charles II, il est cédé aux Hospitaliers de St Jean de Jérusalem, puis à Arnaud de Trian vers 1319-1322.
Les Trian, puis les Glandevez (union des deux familles Trian et Glandevez) resteront seigneurs de Gréoux jusqu’au début du XVIIème siècle. Le château est, dès lors, « la maison des champs » d’une noblesse urbaine qui estive à Gréoux en rentière du sol. Celle-ci, enserre dans ses caves et greniers : vendanges, moissons et récoltes, transforme en séchoir à fruits le crénelage du donjon, et fait de la tour avancée un colombier.
Le monument échappe à la démolition en 1792. Acheté comme bien national par Arnoux Guibert, il est assiégé et pillé.
Finalement, le Château fut classé comme Monument Historique en 1840.
 

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L’Église Notre-Dame des Ormeaux

 

Ancien prieuré de l’abbaye de Montmajour, l’église est composée d’une nef à cinq travées voûtées en berceau. Le bas-côté sud, qui court le long de la nef sur quatre travées, est en fait constitué de chapelles latérales médiévales (chapelle seigneuriale de Sainte-Catherine, chapelle de la confrérie de la Vierge, chapelle Saint-Sébastien, en allant vers l’est), dont les murs de séparation ont été abattus.
Au total, il est datable du XIVème siècle, voire du XVème. Les voûtes mettant en communication ces chapelles sont d’ailleurs d’une hauteur variable. Le bas-côté nord, qui n’est long que de deux travées est bas et étroit, et a dû être construit vers le XVIème siècle.
Le chœur est de style gothique. Le clocher-tour, construit sur la façade occidentale a été construit vers 1830, environ.
Certaines parties de l’église peuvent être du XIIème siècle ou du XIIIème siècle. L’intérieur a été restauré en 1973-1975.
Elle contient une Assomption classée, peinte par Jacques Macadré, vers 1615. La Pâmoison de la Vierge (au moment de la descente de Croix du Christ) est la seule peinture retrouvée d’Honoré Morenon visible dans la chapelle Sainte-Croix (1697).
 

 


 

Notre-Dame des Oeufs

 

Le « sanctuaire des hauteurs » (Edisud) dispose d’une situation exceptionnelle. Visible de fort loin et en particulier de tout le village, ce monument reste cependant d’accès difficile. Qui veut s’y rendre doit emprunter une route carrossable et affronter une montée sinueuse…
Cette immersion dans une nature sauvage précède l’arrivée à un site cosmique associant étroitement le rocher en à-pic, les vents, le Verdon, la végétation.

Cette chapelle, désertée au profit des zones basses dès le XIVème siècle est une construction rectangulaire, couverte d’un berceau de blocage renforcé en son milieu par un doubleau. Elle n’est éclairée que par la porte en anse de panier surmontée de l’habituel oculus et par une étroite et haute fenêtre à très large ébrasure intérieure percée dans le mur du chevet.
La vierge des œufs symbolise cette « religion populaire » que combattirent opiniâtrement curés et évêques des temps modernes. Elle était implorée par les filles désirant un mari et surtout les femmes qui voulaient être mères.
Celles-ci, devaient y monter avec deux œufs en main. Parvenues au sanctuaire, elles en gobaient un et mettaient l’autre en terre.
Lors du second pèlerinage, elles l’exhumaient et devenaient ainsi fécondes.
L’édifice était au bord de la ruine lorsque son propriétaire l’offrit à la commune en 1969. Elle fut rendue au culte en 1972. Cette réappropriation culturelle spontanée a été disciplinée par un registre destiné à recevoir les vœux des visiteurs. Ces feuilles continuent d’être noircies de recommandations et de demandes, souvent précises, montrant que la compétence du sanctuaire est devenue universelle (santé, succès scolaires, etc.), sa spécialisation ancienne n’est pas omise : l’on peut y lire d’assez nombreux remerciements pour une naissance. Ainsi perdure, face aux constructions de Gréoux, une Vierge thaumaturge.

 


 

Les Eaux thermales

 

L’eau minérale thermale utilisée dans les thermes troglodytiques, possède une température naturelle constante d’environ 42° ainsi qu’une composition très complexe (à base de sulfure, sulfate, bicarbonate, chlorure, et minéral), limpide, onctueuse au toucher et légèrement salée.
 

 

Un peu d’Histoire …


Les vestiges laissés par les romains témoignent d’une active exploitation des sources aux premiers siècles de notre ère.
En effet, la ville fut appréciée des romains qui s’installèrent à proximité de la source d’eau chaude pour bénéficier des vertus thérapeutiques des eaux.

 
Détruite par les invasions barbares et à nouveau ravagée durant les guerres de Religion, Gréoux-les-Bains, autrefois appelé « Nymphis Griselicis », retrouve au XIXème siècle sa vocation originelle de station thermale après que les thermes furent relancés trois siècles auparavant. C’est, en effet, au XIXème siècle, et plus précisément en 1807 et 1813 que Pauline Borghèse, soeur de Napoléon s’est rendue à Gréoux-les-Bains pour y « prendre les eaux ».
 
Dans les années 50, grâce à la prise en charge des cures par la Sécurité Sociale, la station thermale dispose d’un rôle important dans le renouveau balnéaire contemporain. Pour conserver les vertus de l’eau sulfureuse et ferrugineuse, un nouvel établissement thermal troglodytique voit le jour à l’emplacement primitif en 1962 : on y soigne les rhumatismes sous toutes ses formes, les voies respiratoires et la pneumologie.